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Métaphysique des ruines

Métaphysique des ruines

Michel Onfray

Editeur : LGF

Sous le patronyme commun de " Monsu Desiderio ", deux peintres lorrains du XVIIe siècle - Didier Barra et François de Nomé - ont composé, dans leur atelier napolitain, des tableaux fascinants et apocalyptiques qui n'ont cessé d'intriguer. Or, tandis qu'André Breton se contentait d'intégrer ces oeuvres à "l'Art magique", Michel Onfray va beaucoup plus loin : pour lui, si la peinture de Monsu Desiderio regorge de cathédrales qui s'écroulent, de villes en ruines, de citadelles abandonnées, de géographies infernales, de personnages en déshérence au pied de cités vides, ça n'est pas pour signifier quelque chose qui échapperait à la raison, mais pour illustrer la contre-réforme catholique. Cette oeuvre, dit-il, met en scène la fin d'un monde, l'effondrement d'une civilisation. En l'occurrence, celle du catholicisme romain.


Prix : 6,10 € - 5,80 €Vendeur: Amazon Choisissez votre vendeurAcheter ce livre

  • Format : Poche

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5Un Personnage conceptuel...
Monsu Desiderio - Monsieur Didier ou désir - est présenté comme un Personnage conceptuel. Les deux peintres Nomé et Barra sont comparés, par Michel Onfray, à un binôme semblable, en peinture, au tandem Deleuze et Guattari dans un autre domaine...



Deux peintres donc qui, réunis, forme une troisième entité : Monsu Desiderio... Barra peint les personnages et Nomé l'architecture. Le premier est le versant apollinien et le second apporte la touche dionysiaque dans les aeuvres.



Accaparée, tour à tour, par un psychiatre puis par André Breton, cette peinture n'est l'aeuvre ni d'un fou ni d'un adepte, avant l'heure, de la peinture surréaliste...



Barra et Nomé peignent des allégories et symbolisent la Vanité de la vie humaine plus intensément que les crânes et autre carafe en équilibre précaire sur le bord d'une table... chez les Flamands...

Leur peinture est apologétique d'ailleurs. Ils sont à rapprocher de la pensée d'un Pascal croyant et non d'un Descartes philosophe qui utilise sa « raison ». Nulle magie dans cette peinture mais des signes déchiffrables - une « grammaire des objets » - et une inscription dans leur époque...



Ils ébauchent leurs motifs sur un fond sombre et les couleurs qu'ils ajoutent ne sont jamais joyeuses et réconfortantes. C'est le règne du minéral : peu d'humains, d'animaux et de végétaux mais des paysages d'apocalypse.

M. Onfray emprunte une métaphore à Freud pour définir cette peinture qui exprimerait une « inquiétante étrangeté » celle de ce que nous voyons mais n'aurions pas du voir... Elle remplit aussi une fonction de catharsis.



Euh... Michel Onfray s'est il converti au catholicisme sous l'influence bienveillante de son vieux maître Lucien Jerphagnon ?

Et ses insomnies datent elles de la découverte de Monsu Desiderio ?

Les femmes sont elles curieuses comme des commères ou comme des philosophes ?



Une belle présentation sur papier glacé pour ce livre de poche qui propose des illustrations, certes très réduites, mais lisibles.



Une lecture jubilatoire !







Monsu Desiderio - Monsieur Didier ou désir - est présenté comme un Personnage conceptuel. Les deux peintres Nomé et Barra sont comparés, par Michel Onfray, à un binôme semblable, en peinture, au tandem Deleuze et Guattari dans un autre domaine...

Deux peintres donc qui, réunis, forme un


1Petit peintre, petit livre
Derrière le nom de Monsu Desirio, peintre de ruines et d'apocalypses au 17e siècle se cachent en fait deux artistes lorrains, Didier Barra et François de Nomé qui ont fait carrière à Naples. On ne sait quasiment rien d'eux, à commencer par la raison qui les fit signer leurs tableaux à quatre mains de ce pseudonyme. Pareil mystère, conjugué au fait que leurs oeuvres sont (presque) totalement absentes de nos musées et donc difficilement visibles, a tout pour attirer l'attention aujourd'hui.



Dans ce très petit livre - 150 pages seulement, - Michel Onfray ne lève nullement le coin du voile. Dans une petite dizaine de chapitres qui ne prendraient qu'une vingtaine de pages dans un magazine littéraire et qu'il titre de manière souvent présomptueuse ("Allégorie de l'architecture peccamineuse", "Cénotaphes de musiques congelées" etc.) il n'apporte pas grand chose. Réfutant toute interprétation mystique ou ésotérique, il voit seulement dans la peinture de Monsu Desiderio la mise en scène de la contre-réforme.



Disons le tout net, Monsu Desirderio ne fut pas "un" grand peintre et Onfray n'en fait pas un grand livre. On s'ennuie beaucoup à sa lecture qui, fort heureusement, ne prend pas beaucoup de temps.Derrière le nom de Monsu Desirio, peintre de ruines et d'apocalypses au 17e siècle se cachent en fait deux artistes lorrains, Didier Barra et François de Nomé qui ont fait carrière à Naples. On ne sait quasiment rien d'eux, à commencer par la raison qui les fit signer leurs tableaux à quatre mains d